[Am]L'autre jour mon [C]p'tit-fils me demande
« Papi, toi qui a tout connu,
de la vie [Am]et de ses pré[C]bendes,
et qui des femmes a tant vécu,
peux-tu é[E]clairer ma lan[Am]terne ?
Il y en a [E7]une, pas loin d'i[Am]ci,
qu'a pas mis [E]ses drapeaux en [Am]berne,
j'voudrais bien [E]lui mettre un coup de [Am]scie.
Seulement voi[C]là, y-a ma bourgeoise
et not'marmot qu'est en amorce,
pour elle c'est : « [Am]comme tu veux, tu choises,
t'es fidèle [C]ou c'est le divorce
Depuis des [E]semaines c'est l'en[Am]fer,
j'ai les hau[E7]bans un peu ten[Am]dus,
Papi s'lon [E7]toi que dois-je [Am]faire ? »
Voilà c'que [E7]j'lui ai répon[Am]du :
Refrain
« [Am]D'illusi-[C]ons point ne te berces
mets vite cet'[G]aut' barrique en [C]perce,
avant que [E]bientôt comme [Am]moi,
tu ne con[E]naisses plus guère d'é[Am]mois,
que de ton [C]membre l'orifice
ne voit plus [G]couler que la [C]pisse.
Hardi, pe[E]tit, à l'abor[Am]dage,
met sabre au [E]clair sans am[Am]bages.
Petit, pe[E]tit, va de l'a[Am]vant,
par vent ar[E]rière, ou sous le [Am]vent. »
A un mois de là on se ren[C]contre,
au zinc où j'lui paye un godet,
i'm'dit « Pa[Am]pi, faut que j'te montre
celle que j'viens [C]d'mettre dans mon gousset. »
Nous voilà [E]partis pour la [Am]place,
au coin d'un[E]e rue de tra[Am]verse,
il nous fait [E7]entrer chez la [Am]garce,
vains dieux j'en [E7]tombe à la ren[Am]verse.





