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162− Songe récurrent 26 avril 2014

[Capo 2°]
[Em]Tendrement, j'enferme tes [B7]mains
      dans les [Em]miennes.
[D]Rétives, elles se re[G]bellent.
      J'in[D]siste, jusqu'à les ama[Em]douer.
Bravant le courroux de ton re[B7]gard,
      j'implore sa clé[Em]mence,
[D]et, puisqu'il m'ensor[G]celle,
      hum[D]blement, en lui, je me [Em]fonds.

Je m'approche de ton vi[B7]sage,
      irradié de son ar[Em]deur,
[D]et recueille, sur ma [G]langue,
      l'es[D]sence salée de son é[Em]moi.
Je t'enlace, enfin, câ[B7]line,
      tête blottie au creux de mon é[Em]paule,
[D]attentive à l'amble de nos [G]cœurs
      qui lentement s'a[Em]paisent.

[Em]Ta céleste voix pala[B7]tine
      susurre, à mon o[Em]reille,
[D]ou quelque doux re[G]proche,
      ou [D]quelqu'amer a[Em]veu.
Le revers de ma main [B7]frôle
      la soie de ta joue enflam[Em]mée.
[D]Ma narine, contre ton cou gra[G]cile,
      s’en[D]ivre de suaves exhalai[Em]sons.

[Em]Ma bouche, toujours [B7]muette,
      ose, sur ta nuque, picorer un bai[Em]ser.
[D]A nouveau, fébrile[G]ment,
      nos [D]visages se con[Em]frontent.
Leurs souffles, dans l'é[B7]change,
      anticipent l'unisson de nos [Em]lèvres.
[D]Haletant et en [G]nage,
      je [D]m'éveille a[Em]lors :
[Em]ra[B7]vi, ahu[Em]ri,
      con[B7]fus, heureux et [G]lâche.

[Em]Car [D]si ma chaste flamme décla[G]rée,
      me [D]mit sous le feu de ton œil fi[Em]dèle,
qu'en [D7]serait-il si je te révé[G]lais,
qu'en [D7]songes :
      ma langue darde tes té[Em]tons,
ma [D7]vigueur investit ton bui[G]sson,
      ma [D7]sève abreuve ton si[Em]llon
et [D7]que nos lèvres mêlent,
      de notre pâmoi[G]son,
les [D7]sucs orificiels glanés à nos toi[Em]sons ?

[Em]Tendrement, j'enferme tes [B7]mains
      dans les [Em]miennes.

Saurez-vous trouver, cachée dans un de ses vers,
la dédicace acrostiche de ce poème ?