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440 - Avril dessinait ta bouche frémissante (Libertines) 20 mars 2017

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[C]Avril dessinait ta bouche frémi[G]ssante,
luisante de la caresse de ta langue fur[C]tive,
écrin où s'accoudaient, d'émail étince[G]lantes,
[F]des perles_enchâ[C]ssées sous [G]tes lèvres la[C]scives.

Le soleil du ma[F]tin s'étirait sur ton [C]sein,
étendant ses ray[G]ons jusqu'à ton ventre [C]blanc.
La mousse éclabou[F]ssée de tes poils pu[C]biens
exhalait les par[G]fums du suc des a[C]mants.

[C7]Je n'aspirais_à [F]rien, sinon te contem[C]pler,
le souffle hal'tant_en[G7]core de [G]l'émoi du plai[C]sir,
[C7]qui donné et re[F]çu, plus qu'à satié[C]té,
murmurait ses a[G7]dieux au[G]x_ondes du dé[C]sir.

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[C]Nos regards embués des vapeurs de l'a[G]mour
suppliaient une trêve sans grande convic[C]tion.
Quand nos cœurs attachaient ces nœuds qui, tour à [G]tour,
[F]liaient nos_âmes_à de[C]main avec-[G]que dévo[C]tion.

Chaque mot susu[F]rré, tout empreint de fer[C]veur,
nous était la pro[G]messe d'un regain d'appé[C]tit

que nos corps bouillon[F]nants d'insatiables ar[C]deurs
invoquaient, en dé[G]tresse, sans le moindre ré[C]pit.

[C7]Et quand, écarte[F]lés de douleur et joui[C]ssance,
nous nous en remet[G7]tions_aux [G]vœux de nos ins[C]tincts,
[C7]en pleurant de bon[F]heur autant que de sou[C]ffrance
abandonnions l'es[G7]poir de [G]guider nos des[C]tins.

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[C]Alors, reconnaissants autant que vipé[G]rins,
ne sachant si blâmer ou tresser des lau[C]riers,
nos nerfs_encore à vif, mais les muscles se[G]reins,
[F]nous berci-ons en[C]fin dans [G]les bras de Mor[C]phée.

Les rêves rassa[F]siés de stupre et de lu[C]xure
nous abordions Cy[G]thère sans plus d'appréhen[C]sion,
repus de nos é[F]lans, ne craignant plus l'au[C]gure
d'un séjour en ses [G]temples de la damna[C]tion.

[C7]Avril a dessi[F]né ta bouche langui[C]ssante,
usée des effu[G7]sions de [G]nos langues ré[C]tives,
[C7]laissant nos peaux la[F]ssées, flapies_et implo[C]rantes,
s'apaiser de ten[G7]dresse sous [G]la flamme encore [C]vive.